Un système de tarification solidaire

Participation libre

La pratique du prix libre consiste à vous laisser définir la valeur du temps passé ensemble en fonction de vos revenus.

Mon devis est indicatif. Vous choisissez au final ce que vous payez.

C’est un choix que j’ai souhaité faire, nourri d’une réflexion sur mon parcours et mon handicap, afin d’envisager différemment nos échanges et fournir une alternative économique qui me semble plus solidaire.

Mes prestations ont une certaine valeur en soi, de temps passé, de compétences et d’investissements matériels. Une valeur qui est difficilement perceptible sans connaître les contraintes inhérentes à cette pratique. Vous trouverez donc, ci-contre, un petit guide qui vous renseignera sur plusieurs aspects, susceptibles de vous aider à comprendre comment je fixe mes prix. Mon travail a de la valeur : la participation libre ne consiste pas à vous laisser définir ce que je vaux, mais à moduler un prix en fonction de vos possibilités.

En plus de promouvoir des valeurs qui me tiennent à cœur, ce système me permet de subir moins de stress, de me concentrer sur le plaisir que j’éprouve à vous photographier ainsi qu’une plus grand liberté  quant au choix des projets sans que l’aspect économique soit obligatoirement mon premier critère de décision.

Je suis à votre disposition bien sûr, si vous avez des remarques.

Bien à vous.

F.a.q.

Pour un usage professionnel des photos la question des droits d’auteurs entre en ligne de compte en sus de la séance elle-même. Cela explique les différences entre les devis destinés aux particuliers et ceux destinés aux professionnels. L’utilisation que vous ferez des photos est radicalement différente. Il faut prendre en compte leurs conditions de diffusion (où, comment, quand, combien de temps, etc.).

Sur cet aspect, je ne peux pas déroger aux prix en vigueur. C’est une garantie quant au contrôle de la diffusion de mes photos qui reste nécessaire.

Pour la séance elle même le principe reste celui de la participation libre. Je facturerai séparément les droits d’auteurs.

Une bonne nouvelle pour votre comptable si vous faites partie des entreprises concernées : vous pouvez bénéficier du fait que je suis un Travailleur Indépendant Handicapé.

Depuis janvier 2020 les entreprises peuvent bénéficier des avantages auparavant réservés aux seules embauches de salariés, désormais compatibles avec le recours aux travailleurs indépendants en situation de handicap.

Néanmoins c’est encore assez technique et, à mon sens, il faut vraiment avoir un comptable pour s’y retrouver.

Voici la fiche que l’Agefiph (organisme référent handicap) a édité sur le sujet : télécharger le pdf.

Vous pouvez aussi aller jeter un oeil sur TIHBuisness, un site de mise en relation, où je suis inscris.

En ce qui concerne les tirages, je souhaite aussi pratiquer la participation libre. Néanmoins, les tirages ayant un coût de production important, un prix minimum est nécessaire. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez acquérir une photo visible sur le site.

La valeur des tirages d’art étant particulièrement fluctuante, vous trouverez quelques éléments de comparaison ci-dessous.

– coûts de productions (à compléter)

– éléments de comparaison (à compléter)

Si vous êtes intéressés par l’originalité de nos portraits brodés, vous devez effectivement vous demander ce qu’il en sera.

Je compte les traiter a priori comme les tirages d’art. A savoir fixer un prix minimum correspondant aux frais engagés pour la production, dans lequel sera inclus le travail de Louise, ma précieuse partenaire.

Quelques chiffres clés

Les étapes d'une séance

En tant qu’indépendant, l’ensemble du temps passé avant et après les séances doit être pris en compte dans notre appréciation du prix :

– La pré-production inclue les heures passées à communiquer, à faire de l’administratif, la veille créative, les formations, ainsi que la préparation des séances en elles-mêmes.

– La séance prend généralement quelques heures. Les plus attendues !

– La post-production consiste d’abord à trier les photos, une activité essentielle et chronophage pour nous. Ensuite on les développe et on fait quelques retouches. Le temps passé en post production est au moins équivalent à la durée du shooting, parfois le double.

Calculer un prix

Une fois qu’on a pu calculer le temps de travail, on décide d’un taux horaire en n’oubliant pas de prendre en compte :

– la délicate question des investissements matériels

– les frais courants (assurances, transports, etc.)

– et les charges qui sont pour moi de 25% en micro entreprise.

Ainsi, pour une séance affichée à 200 euros, cela donne :

– charges : 200×0.25 = 50 euros pour l’État.

– on compte 3 heures de séance et 4 de post production donc 200-50 = 150 ; le tout divisé par 7 donne 21,5 euros de l’heure.

– Dans ces 21,5 euros de l’heure il faudra inclure les autres heures de pré-production, les assurances, les investissements … ainsi qu’un revenu décent.

Donc, au bout du compte, avec une séance affichée à 200 euros, un photographe s’y retrouve tout juste !

Remarques complémentaires

Participation libre ne veut pas dire que les règles du droit d’auteur sont jetées aux orties. Aussi est-il obligatoire de mentionner l’auteur des photos et son accord est nécessaire pour les diffuser.